Le mépris du gouvernement israélien pour le droit international ne connaîtra aucune limite tant que le monde continuera à fermer les yeux.

Il y a quelques jours, des forces de sécurité israéliennes lourdement armées sont arrivées
au siège de l’UNRWA dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est et peu après, des
bulldozers ont pris d’assaut le site et ont immédiatement commencé à démolir des bâtiments
à l’intérieur du complexe.
Signe d’une approbation au plus haut niveau, le ministre israélien de la Sécurité nationale,
Itamar Ben Gvir, le maire adjoint de Jérusalem et au moins deux autres membres de la
Knesset israélienne étaient présents pour assister et célébrer la destruction des
infrastructures humanitaires financées et entretenues par l’ONU.


Depuis de nombreuses années, les autorités israéliennes démolissent de manière
méthodique et en toute impunité les biens et les maisons des Palestiniens à Jérusalem-Est
et en Cisjordanie occupée afin d’imposer des faits accomplis sur le terrain, le tout dans un
non-respect total des principes élémentaires du droit international. Mais ce qui s’est produit il
y a quelques jours est sans précédent : des installations reconnues comme appartenant aux
Nations Unies sont délibérément détruites par un de ses pays-membres. Comme toutes ces
infrastructures et le personnel qui y travaillait bénéficiaient des privilèges et immunités dus
aux Nations Unies, cette action de destruction contrevient complètement aux obligations
d’Israël vis-à-vis des Nations Unies.


Alors que la Cour internationale de Justice, en octobre 2025, a explicitement affirmé
qu’Israël devait s’abstenir de toute mesure d’exécution, administrative, judiciaire ou
législative contre les biens et les avoirs des Nations Unies dans les territoires palestiniens
occupés, cette destruction constitue la énième démonstration publique du mépris d’Israël pour
le droit international, le multilatéralisme et les Nations Unies, un mépris qui dure depuis de
nombreuses années sans être suivi d’aucune sanction.


Toutes ces violations des règles internationales restent impunies en raison de la grande
passivité de la communauté internationale, et plus particulièrement de l’Union européenne
qui, comme à son habitude, a condamné verbalement la conduite israélienne, mais ne
prendra aucune mesure de sanction concrète. Ce comportement, d’une grande lâcheté, ne
fera que pousser Israël à continuer sa politique de destruction systématique de tout ce qui
rattache les Palestiniens à leur terre et rendra de plus en plus aléatoire la création d’un futur
État palestinien, pourtant reconnu aujourd’hui par 158 des 193 États membres de l’ONU,
dont le Luxembourg.

Communiqué du CPJPO – Luxembourg le 28 janvier 2026

By T. M.