Le «bonheur» de Trump fait le malheur des Palestiniens – par A. Brossat, professeur émérite de philosophie

154 députés et sénateurs et une poignée d’ambassadeurs français s’adressent au Président de la République, demandant la reconnaissance sans délai de l’Etat palestinien. Beau geste, quoiqu’un peu tardif et qui, dans les circonstances présentes, est voué à connaître le destin des vœux pieux et des pétitions sans suite. Or, face au changement de pied de l’administration américaine sur le dossier israélo-palestinien, annoncé de longue date par Trump et son équipe, l’heure n’est pas aux suppliques destinées à « sauver l’âme » de ceux qui les adressent – mais à l’action.

par Alain Brossat, professeur émérite de philosophie (Université Paris 8 Saint-Denis)

Question : combien, parmi les signataires de ces appels, iront s’activer pour que la France rappelle son ambassadeur à Tel-Aviv lorsque l’annexion de la Cisjordanie par Israël aura trouvé son rythme de croisière ? Combien, pour que la France suspende les accords et conventions, notamment en matière scientifique et universitaire, qui la lient à l’Etat hébreu ? Combien pour que la France, à haute et intelligible voix, exige que l’Union européenne adopte une position claire et ferme ? Combien pour que l’ONU adopte les sanctions qui s’imposent ? Et, ce qui serait bien le moins, combien pour que cesse enfin la criminalisation, unique en son genre, de la campagne du BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) ? Combien ?  >  MEDIAPART

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