Démission d’une ministre britannique un peu trop « sous influence »

Non que le gouvernement britannique soit devenu du jour au lendemain un défenseur des droits du peuple palestinien : 100 ans après la déclaration Balfour, célébrée en grande pompe la semaine dernière par Teresa May et Benjamin Netanyahou, l’alignement de Londres sur Israël est toujours le même.

Mais Patel a manifestement poussé le bouchon un peu trop loin : la presse a ainsi révélé que la ministre, sans en avertir ni le Foreign Office (ministère des Affaires étrangères), ni le 10 Downing Street (Premier ministre) avait effectué l’été dernier une tournée en Israël, où elle avait eu pas moins de 14 rendez-vous avec des officiels, dont Netanyahou lui-même. Ladite tournée avait d’ailleurs été organisée par Lord Polak, lobbyste pro-israélien bien connu au Royaume-Uni.

Surtout, il a été question, au cours de ces entretiens, du montage d’un financement, avec l’argent du contribuable britannique, d’un hôpital militaire israélien installé sur le plateau du Golan, territoire syrien illégalement occupé par Israël depuis 1967. En outre, Israël est directement engagé dans la guerre civile syrienne, au profit d’al-Qaeda et de Daech, contre le régime de Bachar al-Assad et les alliés de celui-ci, Hezbollah et Iran.

Patel a bafouillé depuis les premiers articles parus dans la presse en début de semaine et les exigences de transparence formulées par l’opposition travailliste. Sans succès : mercredi matin, le Premier ministre l’a rappelée en urgence de la tournée qu’elle effectuait en Afrique orientale, apparemment pour lui signifier qu’il était mis fin à ses fonctions.

Reçue en début de soirée par Teresa May, Patel lui a présenté sa démission, qui a effectivement été accepté par la cheffe du gouvernement. (Europalestine) source : THE GUARDIAN

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