LA CAMPAGNE BDS : ORIGINES ET FINALITÉS

En 2004 la Cour Internationale de Justice a donné son avis consultatif proclamant l’illégalité du Mur et de la colonisation.

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Force est de constater que nos gouvernements, malgré la RESOLUTION DE l’ONU qui s’en est suivie, n’ont pas pris les mesures nécessaires, et dont ils ont pourtant obligation, pour contraindre l’Etat d’Israël à se plier au droit international. En conséquence de cette impunité, Israël s’enfonce toujours plus avant dans le déni de tous les droits du peuple palestinien :

  • Il refuse de lui reconnaître le droit à un Etat souverain et accentue la colonisation des territoires illégalement occupés.
  • Il poursuit la construction du mur/barrière illégal bien au delà de la ligne verte, frontière internationalement reconnue, et dans le but d’annexer de plus en plus de territoires.
  • Il maintient les entraves qui limitent gravement le droit de circulation des Palestiniens, empêchant ainsi tout développement économique.
  • Il refuse de reconnaître le principe du droit au retour des réfugiés palestiniens, et discrimine les citoyens palestiniens d’Israël.
  • Il se rend coupable à Gaza de crimes de guerre contre toute une population civile déjà assiégée, appauvrie, et affamée depuis des années par un blocus illégal.

C’est pourquoi le Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient, comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l’initiative non-violente Boycott – Désinvestissement – Sanctions [ BDS ] ... jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits de l’Homme.

Face à l’intransigeance chronique d’Israël et au laisser faire de la « communauté internationale », c’est aux citoyens épris de justice et de paix du monde entier d’émettre un signal clair, en ayant à l’esprit l’expérience du passé récent de l’Afrique du Sud.

Les 3 volets du BDS :

B – pour Boycott :

Il s’adresse avant tout aux citoyens et aux associations pour ne plus acheter les produits en provenance des colonies israéliennes, tout en ayant à l’esprit qu’ils sont toujours faussement et intentionellement labellisés « Origine Israël ». [ > voir ci-dessous ] Ce boycott peut aussi être culturel, scientifique, académique ou sportif quand ces secteurs se mettent au service de l’occupation ou sont utilisés par le gouvernement israélien pour redorer une image de marque ternie par les exactions contre le peuple palestinien, comme en témoigne la campagne « BRAND ISRAEL » [EN] initiée et financée par le MAE israélien : « PUB ETATIQUE » [FR]

D – pour Désinvestissement :

Il concerne la cessation ou le retrait d’investissements dans les entreprises, banques ou institutions israéliennes et internationales qui soutiennent, financent ou cautionnent la politique d’occupation et de colonisation.

S – pour Sanctions :

Essentiellement de la compétence des Etats, elles pourront être de nature politique ou économique, comme p.ex. la suspension d’accords de coopération, notamment l’Accord d’Association bilatéral entre l’UE et Israël, basé « sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques qui régissent leur politique intérieure et internationale et constituent un élément essentiel de cet accord ». [ art. 2 de l’accord d’association : > voir ci-dessous ]

Les problèmes liés à l’accord d’association UE-Israël :

Les bénéfices qu’Israël retire de cet accord d’association violent les propres règles de l’Union Européenne, puisqu’Israël vend des biens et des produits des Territoires Occupés sans le mentionner sur ses produits. [ Produits des Territoires Occupés qui n’entrent pas dans le cadre des accords ].

Il y a eu une série d’arrangements techniques pour tracer la provenance des produits. Mais même quand c’est fait correctement c’est trompeur puisque « produit de Cisjordanie » peut vouloir dire produit palestinien ou produit par des colons, ce qui est le plus souvent le cas. Et la plupart du temps ces produits sont mélangés avec des produits israéliens et étiquetés comme tels, sans traçabilité possible.

Ces produits ne doivent pas bénéficier d’exemption de droits de douanes puisqu’ils ne sont pas produits en Israël mais dans les colonies illégales des Territoires Occupés.

Mais nous pouvons aller plus loin et dire que ces produits ne doivent pas entrer sur le marché européen, même en s’acquittant des droits de douane, car ils sont le fruit d’un crime de guerre ! : PLATEFORME PAL.

Approximativement un tiers des exportations israéliennes en UE viennent des colonies – 2 milliards de dollars – et reçoivent un traitement préférentiel illégal ! A la vue de ces faits, les tergiversations de l’Union européenne face à Israël doivent cesser.

16 août 2016 01-44-23 (1)

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